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Quoi de neuf ?
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UN FOYER D'ANAPLASMOSE PRÉSENT AU QUÉBEC EN 2011 |
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L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) nous a informés récemment de la présence d’animaux infectés par l’agent de l’anaplasmose bovine dans un troupeau de bovins de boucherie de l’Abitibi. Les 8 animaux infectés (ELISA et PCR positifs) font partie d’un lot de bovins achetés en 2008 dans un troupeau manitobain qui s’est ensuite avéré infecté. Les animaux achetés ont fait l’objet d’épreuves de dépistage au printemps 2011 dans le cadre des activités de retraçage de l’ACIA. Cet élevage est le seul au Québec ciblé par ce retraçage. C’est le premier cas confirmé au Québec depuis 1979 alors qu’une éclosion avait été observée chez des animaux importés des États-Unis. Le principal risque d’introduction de l’anaplasmose au Canada demeure lié à l’importation de bétail infecté.
Qu'est ce que l'anaplasmose?
L'anaplasmose est une maladie causée par un micro-organisme qui envahit les globules rouges. Elle touche les ruminants domestiques et sauvages, notamment les bovins, les moutons, les chèvres et les cerfs. Toutefois, elle ne provoque des signes cliniques que chez les bovins et les girafes.
Dans les pays touchés, dont les États-Unis, l'anaplasmose a une incidence économique importante sur l'industrie bovine.
L'anaplasmose présente-t-elle un risque pour la santé humaine?
La maladie n'entraîne aucun risque pour la santé humaine. Une maladie humaine, l'ehrlichiose granulocytaire humaine, a été renommée anaplasmose humaine en 2003, mais cette maladie est causée par un micro-organisme différent.
Quels sont les signes cliniques de cette maladie?
Les bovins de tout âge peuvent être infectés, mais la gravité de la maladie varie selon l'âge. ▲ La maladie est rare chez les animaux de moins de six mois. ▲ Les signes cliniques sont généralement légers chez les animaux âgés de six mois à un an.
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Comment l'anaplasmose est-elle transmise et propagée?
L'anaplasmose se transmet par l'entremise des globules rouges d'animaux infectés. Une fois qu'un animal est infecté, il demeure toute sa vie une source potentielle d'infection même s'il est guéri.
Les principaux vecteurs de l'anaplasmose sont les tiques. Le micro-organisme causant la maladie infecte les tiques et se reproduit dans leur organisme. Les tiques transmettent à leur tour le micro-organisme à d'autres animaux à risque.
La maladie peut aussi être transmise par des mouches piqueuses ou des instruments contaminés, comme les seringues hypodermiques et les instruments d'écornage. Il y a au Canada des tiques capables d'amplifier et de transmettre l'anaplasmose.
Le principal risque d'introduction de l'anaplasmose au Canada réside dans l'importation de bétail infecté. Des mesures de contrôle à l'importation ont été mises en vigueur afin d'empêcher l'introduction de la maladie.
Y a-t-il des traitements contre l'anaplasmose?
Aucun traitement contre l'anaplasmose n'a encore été autorisé au Canada.
Que fait-on pour protéger le cheptel bovin canadien contre l'anaplasmose?
L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) réglemente rigoureusement l'importation d'animaux et de produits animaux en provenance de pays où sévit l'anaplasmose. Ses inspecteurs et ceux de l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) appliquent ces exigences réglementaires aux points d'entrée au pays.
L'anaplasmose est une maladie à déclaration obligatoire en vertu de la Loi sur la santé des animaux. Cela signifie que tous les cas soupçonnés doivent être signalés à l'ACIA pour que les inspecteurs puissent lancer immédiatement une enquête.
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▲ Les signes cliniques sont aigus chez les animaux âgés d'un à deux ans, mais la maladie est rarement mortelle. ▲ Chez les animaux âgés de plus de deux ans qui présentent des signes cliniques de la maladie, le taux de mortalité est de 29 à 49 %.
Les signes cliniques comprennent : fièvre anémie faiblesse détresse respiratoire
Chez les bovins laitiers, on observe en outre une baisse rapide de la production laitière. Chez les bovins en parc d’engraissement, faiblesse, détresse respiratoire et mort très souvent confondue avec les maladies respiratoires.
Où trouve-t-on l'anaplasmose?
L'anaplasmose est courante dans la plupart des régions tropicales et subtropicales du monde. L'anaplasmose n'est pas une maladie réglementée aux États-Unis. Elle a été introduite à quelques reprises au Canada par des animaux infectés, importés des États-Unis, mais la maladie a rapidement été éradiquée puisqu'elle ne s'est pas propagée au-delà des lieux où résidaient les animaux importés. Deux éclosions dans les Prairies sont attribuables à la propagation transfrontalière.
Le Québec a connu un épisode d’anaplasmose en 1969 suite à l’importation de 18 bovins de race Hereford du Connecticut. Seuls les animaux importés avaient alors été touchés. Depuis janvier 2011, la présence d’anaplasmose a été confirmée dans six troupeaux de bovins de boucherie au Canada, dont cinq au Manitoba et un au Québec (15 au Manitoba en 2010).
L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) continue de vérifier pour que le Canada demeure exempt de la maladie : en soumettant le cheptel bovin national à des épreuves de dépistage; en enquêtant sur tout cas soupçonné de la maladie.
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Depuis 1997, les parcs d'engraissement importent une catégorie de bovins appelés « bovins d'engraissement sous restriction » sans épreuves de dépistage de l'anaplasmose. Cependant, ces animaux sont assujettis à des conditions rigoureuses après leur entrée au Canada et ils sont importés afin d'être engraissés pour l'abattage seulement.
Pour en savoir plus sur les conditions d'importation, consultez la section intitulée « L'importation des bovins d'engraissement sous restriction en provenance des États-Unis » sur le site Web de l'ACIA.
Comment l'Agence interviendrait-elle en cas d'éclosion d'anaplasmose au Canada?
Si l'anaplasmose était diagnostiquée chez les bovins ou les bisons canadiens, la stratégie actuelle du Canada à l'égard des maladies animales exotiques imposerait l'éradication.
Les propriétaires dont les animaux ont dû être détruits peuvent être admissibles à une indemnisation.
SITUATION ACTUELLE POUR LES CAS D'ESB Un dixhuitième cas (18 février 2011)
L’ACIA confirme un nouveau cas d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). L'animal atteint est une vache laitière de 77 mois de l'Alberta, dont aucune partie de la carcasse n'est entrée dans la chaîne alimentaire humaine ou annimale. L'emplacement et l'âge de cette 18e vache folle correspondent aux cas antérieurs découverts au Canada. L'exploitation de naissance a été identifiée et une enquête est en cours. «Le Canada conserve le statut sanitaire octroyé par l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE), soit celui de pays à risque maîtrisé en ce qui concerne l'ESB. Par conséquent, ce cas ne devrait pas affecter les exportations de boeuf ou de bovins canadiens, indique l'ACIA. La découverte du premier cas indigène d'ESB au Canada remonte au 20 mai 2003.
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